Avant, tu savais qu’elle existait. Après, tu sais qu’elle peut arriver. Et parfois, tu as peur pour tout le monde. Pour ton conjoint. Pour ton enfant vivant. Pour tes parents. Pour toi. Un retard de quelques minutes. Un appel auquel personne ne répond. Un symptôme inhabituel. Un trajet en voiture. Et ton cerveau imagine immédiatement le pire. Parce que tu as appris, brutalement, que « ça n’arrive qu’aux autres » n’existe plus. Tu peux avoir peur de t’attacher encore. Peur de