Le soin Rebozo
- il y a 3 jours
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Le rebozo dans le deuil périnatal :
Quand le corps a besoin d'être tenu :
Il y a des douleurs pour lesquelles les mots ne suffisent pas.
Des deuils qui s'installent dans le silence, dans l'invisible, dans ce que les autres ne savent pas toujours nommer.
Le deuil périnatal est de ceux-là.
Perdre un bébé qu'il soit tout petit ou déjà grand dans le ventre, qu'il soit né sans vie ou parti trop tôt après sa naissance laisse un vide que rien ne prépare.
Et ce vide, il n'est pas seulement émotionnel. Il est physique. Profondément et irrémédiablement physique.
Un corps en post-partum :
Ce que l'on dit rarement parce que c'est difficile à entendre, c'est que le corps, lui, ne sait pas.
Il a porté. Il a travaillé. Il a accouché parfois. Il produit du lait parfois. Il saigne, il se transforme, il cherche ce qu'il est censé trouver.
Un corps en post-partum sans bébé dans les bras, c'est un corps morcelé.
Fragmenté entre ce qu'il a vécu et ce qui manque. Entre la mémoire de la grossesse et le vide du présent.
Ce corps a besoin qu'on s'en occupe.
Qu'on le reconnaisse dans ce qu'il traverse. Qu'on ne l'oublie pas dans le flot du deuil.
C'est là que le rebozo entre doucement.
Le rebozo est bien plus qu'un tissu et entre
les mains d'une doula formée, il devient un outil de soin, de présence, de relation.
Il permet des bercements doux, des enveloppements, des contenances.
Il enveloppe et dit sans un mot : je suis là, tu es tenue.
Dans le contexte du deuil périnatal, le rebozo prend une dimension particulière.
Être tenue quand tout s'effondre :
Lorsqu'une femme traverse un deuil périnatal, son corps porte une charge que l'on ne voit pas toujours.
Le rebozo, dans ce moment, offre quelque chose de précieux : une contenance physique.
Être enveloppée dans un tissu chaud et ferme, sentir une pression douce et régulière sur son corps c'est une façon de dire au système nerveux : tu peux poser.
Tu peux te laisser tenir un instant.
Le soutien émotionnel passe ici par le corps Et parfois, c'est exactement ce dont on a besoin.
Un espace où l'on n'a rien à expliquer, rien à raconter. Juste à recevoir.
Ce que le rebozo ne prétend pas faire :
Le rebozo ne guérit pas le deuil.
Il ne remplace pas l'accompagnement psychologique, le suivi médical, ni le temps.
Mais il peut être une porte d'entrée vers soi. Un moment où le corps est reconnu dans ce qu'il a vécu.
Où la perte est honorée, aussi, dans sa dimension physique.
C'est une façon de prendre soin doucement, humblement d'un corps qui a porté la vie, et qui porte maintenant l'absence.
Pour qui, comment ?
Les soins rebozo dans le cadre du deuil périnatal s'adressent à toute femme qui souhaite prendre soin de son corps après une perte ( fausse couche, IMG, MFIU, mort néonatale).
Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de vivre ce deuil, et il n'y a pas de délai imposé pour chercher du soutien.
Ces soins se font dans un espace sécurisé, bienveillant, sans jugement.
Si tu traverses cette épreuve, ou si tu accompagnes quelqu'un qui la vit, n'hésite pas à contacter une doula qui pourra répondre à tes questions et t'orienter vers ce qui peut t'aider.
Il existe de nombreuses doulas en France qui pratiquent le soin Rebozo ; cet article a été écrit par l’une d’elles, Fanny, qui avait à cœur de contribuer à sa manière.
Fanny Delmarle – Donna Doula
Accompagnement périnatal
📍 37 rue Roger Salengro, 59830 Cysoing
📞 06 14 79 32 09
📷 Instagram : donna doula
Les photos illustrant cet article ont été réalisées par Lou Sonsino,
photographe :https://lousonsinophotographe.com/











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