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Le deuil périnatal après un long parcours de PMA

  • 14 oct. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 mars

Le deuil périnatal, c'est déjà une douleur indicible, celle d'un enfant attendu, aimé avant même d'exister pleinement et qui ne vivra pas ou peu. Mais après des années de PMA, cette perte prend une dimension supplémentaire. Tu ne perds pas seulement ton bébé, tu perds aussi, des années d'espoir, de traitements, de sacrifices. Un projet de vie patiemment construit, parfois même une partie de ton identité, celle de future mère que tu étais devenue dans ton cœur.

C'est un deuil à plusieurs couches, qui mêle la douleur de la perte, la fatigue d'un long combat, et l'épuisement émotionnel de voir un rêve s'effondrer.


Ce que tu ressens est légitime. Beaucoup de femmes ou de couples traversant cette situation disent :

  • "Je ne sais plus qui je suis si je ne suis pas maman"

  • "J'ai honte d'avoir échoué, après tout ce parcours"

  • "Je n'ai plus la force d'espérer, mais je ne supporte pas l'idée d'abandonner"


Ces émotions, colère, injustice, vide, culpabilité, fatigue, jalousie parfois sont normales et légitimes. Tu n'as pas à "aller mieux vite" ni à "relativiser". Le deuil périnatal est un traumatisme psychique et corporel: ton corps et ton esprit doivent réapprendre à vivre sans ce projet.


Il n'y a pas de "bonne façon" de faire son deuil mais voici quelques pistes qui peuvent aider à transformer la douleur en paix.

  • Psychologue spécialisé en deuil périnatal ou infertilité

  • Groupe de parole

  • A ton ou ta partenaire, même si chacun vit le deuil à sa manière.


Peu à peu, tu pourras redessiner ton avenir qu'il passe ou non par la maternité.

Certains choisissent l'adoption ou continuent leur parcours plus tard.

Certains couples décident de renoncer à la PMA et trouvent d'autres voies d'amour et de transmission.

Ce qui a été mon cas, ce site est né de cette douleur, mais aussi d'un besoin de sens. Celui de transformer le chagrin en parole, la solitude en lien, l'absence en trace.

Il n'y a aucun bon choix universel, seulement celui qui te permettra, un jour, de respirer à nouveau.


2 commentaires


Gwen
12 févr.

Bonjour, ce que vous dites et totalement vrai ainsi que la culpabilité de rire et de retrouver un peu de joie.

Je culpabilise en me disant que j’ai pas le droit d’être heureuse mais est ce que ma fille aurai voulu ça je ne pense pas. J’ai lu une phrase : malgré le deuil de mon enfant je souris plainement car chaque éclat de joie et une manière de la faire vivre dans mon cœur. ❤️

Ma fille me manque énormément 7ans d’attente notre plus grand bonheur et puis tout s’effondre notre petite étoile est né le 30/01/2026 au lieu du 27/06/2026.

Courage à tous les couples qui vivent cette douleur.

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sandra16056
04 mars
En réponse à

Bonjour Gwen,

Merci pour votre message si touchant.

La culpabilité de sourire ou de ressentir un peu de joie est très fréquente. Beaucoup de parents passent par là. Mais être heureuse ne veut pas dire oublier. Cela ne diminue en rien l’amour immense que vous portez à votre fille.

Après 7 ans d’attente, votre petite étoile restera toujours votre plus grand bonheur, même si son passage a été trop court. Elle fait partie de vous pour toujours.

Je crois profondément qu’un enfant ne voudrait pas que sa maman reste enfermée dans la tristesse. Votre sourire ne l’efface pas. Il est une preuve que l’amour continue de vivre.

Vous avez le droit d’être triste. Vous avez aussi le droit d’avoir des…

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