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Quand la société minimise un deuil périnatal

  • 31 mai
  • 1 min de lecture

Il y a une douleur particulière dans le deuil périnatal… celle d’un amour immense pour un bébé que la société ne voit pas toujours.

Trop souvent, les parents endeuillés entendent des phrases maladroites :

“Tu es jeune, tu en auras d’autres…”

“Ce n’était pas encore un vrai bébé…”

“Il vaut mieux que ça arrive maintenant…”

Comme si la perte pouvait être mesurée.

Comme si l’amour dépendait du temps passé ensemble.


Mais pour les parents, ce bébé a existé.

Dans le cœur, dans le corps, dans les rêves, dans les projets.

Et sa place est réelle, même si elle est invisible aux yeux des autres

Cette minimisation fait mal.

Elle ajoute de la solitude à la douleur.

Elle donne parfois l’impression qu’il faut se justifier de souffrir.

Alors beaucoup se taisent.

Ou apprennent à sourire en cachant ce qui brûle à l’intérieur.

Et pourtant… ce deuil mérite d’être reconnu, accueilli, respecté.

Sans comparaison.

Sans hiérarchie.

Sans condition.


Un bébé n’a pas besoin de temps pour exister dans une vie.

Il suffit d’un lien.

D’un amour.

D’une histoire.

Et cet amour-là, personne ne peut l’effacer.

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