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Et si continuer "comme avant" était une façon de survivre... mais pas de guérir ?

5 sept.
1 min de lecture

Après un deuil périnatal, chacun réagit différemment.

Certaines personnes pleurent, parlent, s'arrêtent.

D'autres reprennent le travail quelques jours plus tard, s'occupent sans cesse, sourient, enchaînent les projets, comme si rien ne s'était passé.

Ce n'est pas forcément parce qu'elles n'aiment pas leur bébé ou qu'elles ne souffrent pas.

Parfois, c'est simplement leur façon de survivre.

Le déni peut être un mécanisme de protection. 

Il permet au cerveau de mettre à distance une douleur trop intense pour être affrontée immédiatement.

Mais la souffrance que l'on enfouit ne disparaît pas.

Elle peut ressurgir des semaines, des mois, voire des années plus tard. À l'occasion d'une grossesse, d'un anniversaire, d'une naissance dans l'entourage, d'un simple souvenir... ou sans raison apparente.

Le deuil ne suit pas d'horloge.


On ne peut pas contourner la douleur indéfiniment. 

Tôt ou tard, elle demande à être entendue. 


Et ce n'est pas un échec lorsqu'elle revient : 

c'est souvent le signe que l'on est enfin en capacité de l'accueillir.


Prendre le temps de pleurer, de parler, de se faire accompagner si nécessaire, ce n'est pas rester bloqué dans son deuil.

C'est lui permettre d'avancer.


Il n'existe pas de "bonne" manière de vivre un deuil périnatal. 


Mais il est important de se rappeler qu'ignorer sa souffrance ne la fait pas disparaître. Lui laisser une place, c'est aussi s'autoriser, un jour, à retrouver un peu de paix.

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